Omar Khayyam (XIe) est l'un des grands sages et poètes iraniens. Sans aller considérer ses parcours scientifiques ou sa philosophie dans ce billet, je vous laisse en partie le plaisir de sa poésie par quelques vers (des quatrains) apportés ci-dessous. On pourra y trouver un paradox caché dans la mentalité.
قومی متفکرند در مذهب و دین
جمعی متحیرند در شک و یقین
ناگاه منادیی درآید ز کمین
کای بیخبران راه نه آنست و نه این
D'aucuns cherchent en vain à définir la Foi,
Et d'autres, pris de doute, ont l'âme en désarroi
Mais soudain va surgir un messager céleste
Disant: "Pourqoui ces deux fausses routes, pourquoi?"
ترکیب پیاله ای که در هم پیوست
بشکستن آن روا نمیدارد مست
چندین سر و پای نازنین از سر و دست
بر مهر که پیوست و بکین ِ که شکست
Beau dessin de la coupe, oh! qui t'a composé?
A t'effacer qui peut se croire autorisé?
Las! quel amour créa ces pieds, ces mains, ces têtes,
Et par quelle fureur tout cela fut brisé?
Et finalement ce dernier est l'un de mes plus préférés dont je ne suis pas arrivée à trouver la traduction française malgré des recherches, quand même je n'ai pas pu éviter de le poser ici :
آنانکه محیط فضل و آداب شدند
در جمع کمال شمع اصحاب شدند
ره زین شب تاریک نبردند برون
گفتند فسانه ای و در خواب شدند
.