Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:37

À partir du 6 décembre 2008, il y avait eu lieu le festival de musique de Fadjr pendant une semaine à Téhéran. Le calendrier avait changé cette année, à cause de la simultanéité avec le mois de Moharram, auquel les iraniens chiés sont en deuil. Chaque soir de divers concerts étaient représentés par de grands orchestres (comme celui d'orchestre symphonique de Téhéran), de grands musiciens et de chanteurs populaires. Les genres étaient variés de pop, classique, folklorique et la musique traditionnelle. De grandes salles, des amphi-théâtres et des maisons de culture organisaient ensemble ces soirées.


Mercredi soir, nous étions trois assis dans la salle de théâtre de Niâvaran. La salle était petite, plusieurs sièges étaient restés vides. Il s'agissait d'un récital de piano. Le pianiste serais un jeune homme, compétent selon sa petite biographie et j'avais aperçu la liste de pièces réputées à jouer. Il y avait eu une trentaine de minutes de retard, mais l'attente aurait fini : On est tout à fait étonné. C'est un garçon, âgé environ 12 ans, suivi d'un corniste. On s'est peut-être trompé de la salle, ou de l'heure ; mais le catalogue montrait autrement. On les applaudit en se réconfortant par le supposer l'introduction. Mais au moment où il met ses doigts à jouer, ce petit pianiste nous révèle sa grande âme de l'agilité. Il jouait sans exagérer aussi bien que les artistes connus dans le monde. Comme il a passé d'une demi-heure, on savait qu'il resterait jusqu'à la fin. Il jouait le romantisme d'une manière classique, mais c'était bien joué. Néanmoins, mon compagnon, un petit garçon du même âge du pianiste, restait encore contrarié d'avoir assisté à un enfant.
Une fois, pendant le silence entre deux pièces, la voix élevée d'un homme âgé a fait choque. Il s'adresse indécemment à l'un des photographes et l'accuse de faire distraire les auditeurs et l'artiste. Un autre homme lui admet est désire faire sortir ce photographe. Nous nous tairons, très gênés d'être assis dans tant d'ambiance. Enfin, notre artiste entre en scène et change l'atmosphère par l'air de la Pathétique. Mon petit compagnon est encore plus mécontent par le revoir.


Après une heure la séquence est finie. Nous quittons la salle, en en restant intrigués. J'interroge une femme en tchador debout devant la porte sur le changement d'heure, en l'imaginant une responsable. Son regard était toujours sur mon foulard : "faites mieux d'attention à votre hidjâb, mademoiselle." Mes sourcils montent et je n'ai pas pu garder mon sourire à travers cette réponse, pourtant je m'étais habillée sobrement. Nous apprenons de gardien que le programme présenté avant sera la deuxième partie de soirée, après une pause de 15 minutes. Alors mon compagnon a tout d'un coup enlevé les grimaces du visage.
Le monde avait réunis dans la cour. Le néon bleu désignant le café et le dessin d'une tasse chaude, nous montre l'endroit de repos ; mais ce magasin n'a pas l'air de café : aucune table, trop illuminé avec quelques grands fauteuils. J'ai demandé de la caissière le menu, la réponse est bien entendue : "Oh désolé, on a changé de métier,... mais il y a un cantine jute à voisin". Le cantine est seule une caisse et il n'est rien resté à partir des chips et le nescafé chaud. On en commande. Un tableau en bois qui est appui au mur devant nos pieds, affiche le menu et les prix dont plusieurs caractères sont pâlis ou effacés. Au-delà de la caisse, trois jeunes garçons serrés semblent les marchands. L'un s'est penché, fixé a un petit four micro-onde dont je reconnais trois verres d'eau tournants, les nôtres. L'autre est assis près d'une grille sur laquelle il y a depuis longtemps un saucisson qu'il prêtait pour lui-même, mais nous l'a finalement offert, faute de temps à l'offrir. L'autre nous donne des paquets de nescafés en poudre, sucre en poudre et l'eau arrive après une dizaine de minutes. Elle est encore froide.


Dans trente minutes la soirée est finie. Je n'ai pas apprécié le deuxième artiste, mais mon petit compagnon, tout encore heureux, m'expliquait des raisons de plus bizarres pour me persuader et moi j'ai fait semblant de lui admettre.

Partager cet article

Repost 0
Published by Silhouette
commenter cet article

commentaires

shahla 18/01/2009 07:38

bonjour chere hedieh.comment ca va?
Pour moi, ca va.Avec le temps tout s'en va!
Oui, je suis daccord avec toi. Il y a encore beacoup de faute. mais tu decrivait tres bien jouer extraordinaire de piano de ce garson a 12 ans.c'etait tres touchant.
a bientot mon ami, a bientot!

Présentation

  • : Il était une fois à Téhéran
  • Contact

Recherche