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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 04:39


P
resque 150 kilomètres loin de la ville Mashhad, il y a un beau village qui s'appelle Ghare-soo. Malgré le climat sec et chaud de la région, ses villages sont généralement formés sur les plus verts points.

On est arrivé à Ghare-soo. À l'entrée; des petits garçons avancent vers nous, chacun tire un âne arrière lui. On est tout à fait surpris et on va essayer de prendre un âne comme un moyen de transport pour emporter les affaires ou pour l'emmener. On cherche un lieu propre pour déployer le tapis et faire le pique-nique.
Après déjeuner, un groupe de nos jeunes part pour monter des montagnes qui ont des cascade dans le cœur. Quelques parts des échelles en métal, plein vertical sont fixées aux grands rochers dont la chute descend. Un ruisseau nous accompagne tout le chemin. Le chemin est difficile à passer mais on y arrive. Nous le suivons plus que les autres, et quand on va croire qu'il n'y a plus de cascades et des rochers pour monter, on fait face à la plus grande échelle; qui tremble et qui nous fait trembler lors le descendre. Dans deux heures, nous revenons chez nos parents. La journée se continue avec le thé, le rire, et bien sûr la pastèque et le melon. Le soir nous quittons le village.

Encore les voitures. Nous arrivons à Kalat, une petite ville près de Ghare-soo. On l'appelle parfois Kalat-e-Naderi, parce que l'un des palaces de Nadir Shah (XVIIIème siècle) est situé là-bas. On a élevé un petit musée au sous-sol du palace, mais presque toutes les choses sont déjà volés; même les ors sur les murs et sur les dessins.

8:30 pm, la route de Kalat-Mashhad. Elle est sans lumière, elle semble sans fin. Dans un ciel noir, les étoiles semblent aux éclats de diamant, qui tombent parfois du ciel par terre. Les champs sont vides partout, mais le calme est admirable. Je comprends pourquoi les prophètes sont souvent venus des régions désertiques: Il y a peu de gens, d'arbre et d'animal. Quand il n'y a personne, on doit penser "pourquoi suis-je?". À considérer que les gens des régions sèches sont plus durs et plus belliqueux que les gens d'un pays plein d'eau et d'alimentation. Donc l'existence d'une religion aurait été plus nécessaire.

La voiture pénètre la nuit toute seule à travers le chemin. Nous avons perdu les autres compagnons et l'accès au portable est impossible. Moi aussi, je m'enfonce dans la nuit et dans mes pensées, et quand un renard court par devant la voiture, au-dessous d'un ciel étoilé, dans ce désert sur ces champs, je cherche le petit prince.

 

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